Figures de Châtillon


Honoré par une statue érigée sur une place à son nom, Saint Vincent de Paul, malgré un séjour très bref dans notre ville dont il fut le Curé pendant seulement 5 mois, a laissé le souvenir d’un homme charitable.  Il fonde, en 1617, la Confrérie de la Charité qui regroupe toutes les femmes de bonne volonté du pays et où se mêlent nobles et roturières unies dans le seul souci d’adoucir un peu la vie de leurs concitoyens.
Le film retraçant la vie et l’œuvre de cet apôtre de la charité fera connaître Châtillon bien au-delà des frontières de l’hexagone.


Savez-vous qui a introduit en France ces petits arbustes qui éclairent de leurs fleurs roses, rouges, bleues nos haies de Bretagne ou nos jardins ? Je veux parler bien sûr de l’hortensia que Philibert Commerson découvrit à l’île Maurice lors de son voyage autour du monde effectué en compagnie de Bougainville. Né en 1727, ce fils de notaire, passionné de botanique a également rapporté le « bougainvillier », petit arbuste qui s’épanouit en bord de mer et dont les fleurs égaient les murs blanchis à la chaux.
Nommé à l’Académie des Sciences en 1773, il mourra cette même année à l’île de France sans avoir revu Châtillon.


Ce grand botaniste ne manquait ni d’audace ni d’humour et c’est ainsi que, trompant tout son monde, il fit embarquer sa gouvernante, Jeanne Baret, déguisée en laquais sur le navire en partance. La supercherie ne fut découverte que bien plus tard, alors que marins et botanistes faisaient escale sur l’île Maurice. Elle fut une auxiliaire précieuse pour le botaniste.

 

Le livre édité par Saint Guignefort en 1993 "Philibert  Commerson, le découvreur du Bougainvillier" par Jeannine Monnier, Jean Claude Jolinon, Anne Lavondes, et Pierre Elouard est disponible à l'Office de Tourisme Chalaronne Centre, ou auprès de l'association (contact JL Maret 04.78.76.41.97)


Fils d’un artisan bottier de Châtillon, Jean Tarrit, s’est taillé, à la force du poignet, une place fort honorable dans l’aréopage artistique du début du vingtième siècle. Adeptes de la sobriété, de la netteté et de l’équilibre, ses œuvres, qu’elles soient moulées dans le bronze, taillées dans le bois ou dans la pierre se réfèrent toujours à ces codes.

Son « Saint Sébastien », taillé dans un bloc de noyer, peut s’admirer au fond de l’église Saint André. Le Monument aux Morts, d’un symbolisme émouvant et une étude en plâtre, dans l’escalier de l’Hôtel de Ville, complètent le catalogue des œuvres visibles dans sa ville natale. Il est mort à Tanger en 1950.

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